100 livres à lire dans une vie ! #1/10

100 livres à lire dans une vie ! #1/10

Le 11 février 2015 • par chris

--  Nombre de lecteurs :4090   --  On peut évidemment en lire plus Mais depuis longtemps j’avais envie de vous faire une liste de 100 livres à lire, au moins, dans une vie. Ça peut paraître prétentieux.. ben tant pis ! Je vous livre ma sélection, elle vaut ce qu’elle vaut, mais pour...
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booksOn peut évidemment en lire plus :) Mais depuis longtemps j’avais envie de vous faire une liste de 100 livres à lire, au moins, dans une vie. Ça peut paraître prétentieux.. ben tant pis !

Je vous livre ma sélection, elle vaut ce qu’elle vaut, mais pour moi ces 100 livres ont marqué ma vie, m’ont aidé à avancer, m’ont fait changer, m’ont fait rire ou voyager, m’interroger ou simplement apprécier le texte pour le texte, le style pour le style.

L’ordre ci-dessous ne reflète pas un classement, c’est juste qu’il fallait bien commencer par un titre, puis y ajouter le suivant… piochez, lisez, à vous de voir.

Revenez souvent sur cette page, car j’ajouterai un livre par jour, ou plus; selon l’humeur du jour… Faites donc Ctrl + F5 pour actualiser la page si votre navigateur est un peu fainéant.

L’écume des jours de Boris Vian :
Colin & Chloé, son ami Chick et sa compagne Alise, Jean Sol Partre, Nicolas, Isis, la souris grise à moustache noires, l’amour, la travail, le jazz, la maladie. Un texte poétique, une écriture créative et anticon-formiste, un roman surréaliste dans lequel les personnages agissent de façon réaliste. Vian indique au début du roman que l’histoire « est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre ». Il dira aussi que l’écume des jours est «l’écume dorée, tremblante et fragile de nos jours sensuels et menacés qui s’enfuient».
A lire pour rire et pleurer, pour le style incomparable de Vian.

 

Le journal du Voleur, de Jean Genet :
Jean Genet, évoque sa vie de 1932 à 1940. Il raconte son existence de misère en Espagne, dans le quartier interlope du Barrio Chino à Barcelone, où il partage les mœurs de la vermine avec Salvador, son amant crasseux, qu’il délaisse pour Stilitano, le manchot magnifique, maquereau et traître.
Une autofiction incroyable, un style d’une beauté parfaite, la sélection de chaque mot comme une pierre précieuse parfaitement choisie qui viendrait à chaque fois enrichir à la perfection le bijou complexe… le texte. Un auteur controversé, maudit presque, défendu par Sartre.
Un texte un peu difficile mais vraiment incontournable.

 

Voyage au Bout de la nuit, de Louis-Ferdinand Céline :
Je dois avoir un faible pour les auteurs maudits 😉 ; ici on ne s’intéressera qu’à l’œuvre l’auteur ayant beaucoup dérivé politiquement avec des prises de position antisémites inacceptables. Ce premier roman de Céline est surtout connu pour son style littéraire si particulier ; phrases courtes, incisives, mêlant argot et dialogues, présent et plus que parfait du subjonctif mêlés, le tout dans un style déroutant et assez peu académique, au moins à l’époque. Une version illustrée par Tardi (immense dessinateur d’ Adèle Blanc sec) est à noter aussi (à voir ici), un bijou de BD intelligente.
A lire pour le style, pour l’émotion que ce texte peut susciter, le style novateur et la vision du monde particulièrement acide et dépressive.

 

Woman de Charles Bukowski :
C’est un roman partiellement autobiographique publié par Bukowski en 1978. J’ai découvert Bukoswki lors de sa mémorable apparition dans l’émission de Bernard Pivot Apostrophes, en 1978, qui le fera accéder immédiatement au statut d’écrivain-culte, et pas que pour moi (à voir ici) ! Alcoolique, autobiographique, pornographique sont les 3 adjectifs qui qualifient le mieux Bukowski et son œuvre. En 1988, Barbet Schroeder adapte un script de Bukowski ,  « Barfly » avec Mickey Rourke dans le rôle de Henry Chinaski (le double identitaire de Bukowski) et une Faye Dunaway vieillit pour l’occasion, qui joue Wanda (en fait Jane Cooney Baker, qui partagea 10 ans de la vie chaotique de Charles Bukowski) un monument à voir ici et à lire ici .
A lire pour la puissance évocatrice, l’érotisme torride (pour ne pas dire plus !), la force du style et la modernité de l’oeuvre

 

L’oreille Interne de Robert Silverberg :
Pas de la SF comme cet auteur en produit tant (et de qualité), mais plutôt du fantastique philosophique. David Selig, Juif new-yorkais d’une quarantaine d’années, se considère comme un raté. Il est pourtant télépathe et pourrait profiter de ce don pour faire fortune, conquérir – et garder ! – les plus belles femmes… Mais non, rien à faire, il estime être un monstre. La dernière preuve en date : ce talent qu’il déteste tant, mais qui est finalement son seul lien avec le reste de l’humanité, est en train de le quitter ! Apeuré à l’idée de se retrouver seul avec lui même, Selig nous conte sa misérable existence.
Roman à lire pour le côté psychologique, l’humour et la mélancolie.

 

Replay de Ken Grimwood :
Jeff Winston, 43 ans, est en train de mourir d’une crise cardiaque en cette journée d’octobre 1988. Alors qu’il attend logiquement de voir défiler sa vie banale en diapos accélérées ou d’entre-apercevoir une vive lumière blanche au bout d’un tunnel, il se réveille dans la chambre où il fut étudiant, 25 ans plus tôt. Le temps de reprendre ses esprits, il comprend alors qu’il est bel et bien revenu au début des années 1960. Et il va refaire sa vie. Et il va re-mourir… et plusieurs fois… et refaire sa vie, et ainsi de suite ! A chaque fois il va faire des choix différents, devenir riche, changer le monde (au moins essayer), ne rien faire de sa vie et attendre la prochaine…
A lire pour le côté philosophique, le style n’est pas particulièrement notifiable, sans pour autant être mauvais, une belle aventure.

 

Germinal d’Emile Zola :
Ben oui, un classique. On vous aura sans doute forcé à le lire à 14/15 ans quand la notion même de « lutte des classes » vous faisait plus penser à une variante de catch qu’à autre chose, de plus politique… Lu trop jeune, Germinal n’est jamais bien compris à part pour les futurs élèves d’Hypocagne, donc 1 /100 000. On suit dans ce roman le jeune Étienne Lantier qui s’est fait renvoyer de son travail pour avoir gifler son patron. Chômeur donc, il part, dans le nord de la France, à la recherche d’un nouvel emploi et il se fait embaucher aux mines de Montsou et connaît des conditions de travail effroyables. Germinal est un monument, tant sur le plan littéraire que sur celui de la narration des conditions de vie de la classe ouvrière de cette époque. En 1993, Germinal est adapté au cinéma par Claude Berri, avec Renaud, Miou-Miou, Gérard Depardieu et cette version est à voir ici.
Germinal est à lire pour (enfin) découvrir Emile Zola, et s’ouvrir sur le monde de Rougon Macquarts et pourquoi pas attaquer les 19 autres romans de la série

 

Solal d’Albert Cohen :
On connait surtout Cohen pour son chef d’œuvre «Belle du Seigneur», mais Solal mérite le détour et peut être une bonne introduction à l’œuvre de Cohen, d’autant que Solal est le premier opus de la tétralogie Les Valeureux, il sera suivi de Mageclous, du monument Belle du Seigneur (qu’on a tendance à isoler de la série, ce qui est fort dommage) et enfin Les Valeureux. Ce livre raconte l’histoire de Solal, un jeune enfant grec qui va séduire à 16 ans Adrienne, la femme du consul de France et s’enfuir avec elle à Venise. Elle va regretter son geste et l’abandonner, il partira alors pour Marseille puis Paris, où il épousera Aude, la fille du premier ministre et deviendra ainsi à son tour, par intrigue et culot, ministre du travail.
A lire pour le style brillant, le romantisme moderne, la vision d’Albert Cohen de l’amour et des femmes.

 

Le Festin nu de Willian Burroughs :
Ce livre est une descente cauchemardesque dans l’esprit d’un junkie, transcendant la forme classique du roman en le déstructurant, tant sur la forme que sur le fond. Ce roman a été écrit largement sous l’influence de drogues hallucinogènes, d’héroïne et de cocaïne, à Tanger entre 1954 et 1957. David Cronenberg en tira une adaptation cinématographique en 1991, à voir ici.
A lire pour l’incroyable style, la puissance évocatrice, la forme même du roman, et la (dé)construction réussie du texte.

 

Extension du domaine de la lutte, Michel Houellebecq :
J’ai découvert cet auteur par hasard en lisant une pub dans le métro qui disait ‘Houellebecq, arrêtez d’en parler, lisez-le ! ». Et là le choc, moi qui avait adoré Céline, j’ai retrouvé dans cet auteur la violence littéraire et la créativité d’un Céline, tant sur le style, la puissance du verbe, que sur la typologie des personnages et le coté déprimant. L’humanité, le sexe, le travail, les relations superficielles, le désenchantement, l’argent, ces thèmes sont au cœur de ce roman. Adapté en film en 1999, avec José Garcia et Philippe Harel  transcendés, à voir ici.
Un livre à lire car c’est un monument de la littérature française, qui passera les siècles assurément.

à suivre ici :
– 100 Livres à lire dans une vie, Part 2/10

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